Fès, un concentré de civilisations Posté le 23 août 2003 à 00:00:00 BST
Sujet: Sites touristiques
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Centre religieux , intellectuel et artistique du Maroc, elle est également riche d’une incroyable architecture et fut surnommée dans le passé «l’Athènes de l’Afrique».
Elle est couronnée par son histoire prestigieuse, emprunte de l’influence andalouse présente dans la musique, la cuisine et l’art de vivre.
Son nom, signifiant «pioche», illustre la légende selon laquelle on aurait trouvé l’objet à l’emplacement des premières fondations.
En 1930, les frères Jean et Jérôme Tharaud, spécialistes du Maroc, écrivaient dans un livre consacré à Fès : «A Fès il n’y a qu’un âge et qu’un style, celui d’hier. C’est le lieu d’un miracle, un lieu où le temps qui passe n’exista pas.»
Centre religieux , intellectuel et artistique du Maroc, Fès est dotée d’un incroyable patrimoine architectural.
Capitale religieuse et culturelle du Maroc, elle est couronnée par son histoire prestigieuse, emprunte de l’influence andalouse présente dans la musique, la cuisine et l’art de vivre.
En 1930, les frères Jean et Jérôme Tharaud, spécialistes du Maroc, écrivaient dans un livre consacré à Fès : «A Fès il n’y a qu’un âge et qu’un style, celui d’hier. C’est le lieu d’un miracle, un lieu où le temps qui passe n’exista pas.» Fondée en 789 par Moulay Idriss 1er, Fès est la plus ancienne des villes impériales au Maroc.
Centre religieux , intellectuel et artistique du Maroc, elle est également riche d’une incroyable architecture et fut surnommée «l’Athènes de l’Afrique», lors de sa splendeur. Sa situation dans la plaine du Sais, à mi-chemin entre le nord et le sud du Maroc présente les meilleurs atouts pour la cité idrisside.
Cette plaine a un sol fertile, dont son arrosement est assuré par les montagnes du Moyen-Atlas. Son nom, signifiant «pioche», illustre la légende selon laquelle on aurait trouvé l’objet à l’emplacement des premières fondations. Elle est découpée en 3 parties distinctes : Fès el Bali, Fès el Jedid, la ville nouvelle de 1920, qui marque le contraste avec les deux anciens quartiers, tous deux réunis à l’intérieur de remparts grandioses.
Capitale religieuse et culturelle du Maroc, elle est couronnée par son histoire prestigieuse, emprunte de l’influence andalouse présente dans la musique, la cuisine, l’art de vivre et dans l’architecture ...
ہ la fin du VIIIe siècle, persécuté par les Abbassides de Bagdad, Idriss Ier fondateur de la dynastie des Idrissides se réfugie chez les Berbères du Maroc central.
En 789, il fonde sa capitale sur la rive droite de l’oued Fès, son jeune fils, Idriss II, prenant la succession de son père à l’âge de dix ans, achève les travaux sur la rive gauche. De même, cette ville accueille plusieurs centaines de réfugiés politiques venus d’Andalousie- sud d’Espagne : Cordoue. Ces derniers fondent le quartier des Andalous en 818 dont la mosquée des Andalous et la médersa es-Sahrij. Sept ans plus tard, expulsées de Kairouan (actuelle Tunisie), trois cents familles d’artisans et de commerçants riches, instruits, habitués à la vie urbaine, s’établissent à l’ouest de la rivière dans le quartier dit des Kairouanais, dont on doit l’imposante et splendid mosquée al Qaraouiyyîn, la première université du monde occidental , dont la création est antérieure à celle de la Sorbonne, à Paris.
Mais Fès a des problèmes en raison de l’exode rural de ces dernières années. Face aussi au délabrement de ses vestiges historiques, l’Unesco a lancé un appel pour la sauvegarde de cette vieille cité et les urbanistes hésitent entre une ville vivante ou une ville musée.
Par ailleurs, la ville s’est engagée dans des opérations pour capter davantage de touristes en organisant tous les ans au mois de juin le Festival des musiques sacrées qui regroupe un grand nombre de musiciens du monde entier.
La promenade
Il y a tellement de choses à voir qu’il va falloir faire un choix. A Fès el-Bali, choisir la médersa Bou Inania, la zaouïa de Moulay Driss et la mosquée Qaraouine et des souks tout près de Fès el-Bali.
La meilleure façon de contempler la ville, c’est à partir de la terrasse des Mérinides.
Il existe deux points pour voir la médina : la terrasse de l’hôtel des Mérinides et le site des tombeaux Mérinides où la vue est imprenable.
Dar Batha, une construction hispano-mauresque et qui possède un des musées populaires les plus intéressants du Royaume.
Autre curiosité le fondouk des peaussiers, la mosquée Echrabliyyîn, le musée Nejjarïn des Arts et Métiers du bois.
Que de sources thermales !
Le visiteur en quête d’exotisme peut trouver à Aïn Chkef le charme de jadis. Cette source tire sa réputation d’une source fraîche jaillissant du plateau de Saïss et entourée d’arbres de différentes essences. Si autrefois, Aïn Chkef fut un oued dans une vallée, cette source est devenue avec le temps un complexe touristique avec des retombées pour la commune d’Aïn Chkef. Le docteur Edmond Secret rapporte dans son livre «Les sept printemps de Fès» que le mérite de la création de la station d’Aïn Ckef revient à Jean Emile Laurent, peintre français résidant à Fès pendant le protectorat français. Autre source thermale à visiter, Sidi Harazem connue du temps du géographe arabe du XVI siècle, Léon l’Africain. Le visiteur peut nager dans une piscine d’eau thermale. De même, il existe une autre source thermale celle de Moulay Yacoub à 15 km de Fès. Cette petite station très visitée pour ses vertus contre les rhumatismes.
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