Entreprise touristique: Quel poids économique et fiscal ? Posté le 14 avril 2009 à 11:03:39 WET
Sujet: Devises
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 Les charges fiscales bouffent 12,8% des revenus.
Dans le cadre des engagements de la Fédération nationale du tourisme (FNT) pour moderniser les entreprises touristiques, une étude a été réalisée sur leur poids économique et fiscal. Lancée en décembre 2008 et validée par le Conseil d'administration de la FNT tenu en mars 2009, cette étude a révélé une faible contribution des entreprises touristiques aux recettes fiscales de l'Etat.
Un résultat qui rejoint le constat déjà établi par la Direction des impôts. En effet, il s'est avéré que la contribution du secteur touristique aux recettes fiscales se limite à près de 1,6% (sans prendre en compte la contribution de RAM), alors que 20% des recettes de devises ont pour origine l'activité touristique.
Il a fallu se baser sur une base de données portant sur 2.979 entreprises ayant déclaré leur bilan en 2007. Toutefois, selon la réglementation du secteur, seules 2.820 entreprises peuvent être considérées comme entreprises touristiques (400 agences de voyage, 1400 entreprises hôtelières, 1005 restaurants et 34 sociétés de transport) avec un chiffre d'affaires qui s'est hissé en 2007, à quelque 14,3 milliards de dirhams que concentrent les 38% des entreprises concernées. A noter que 55% affichent des résultats déficitaires. Une situation aggravée par la lourdeur des charges fiscales (32% sous forme de TVA, 21% d'IR, 36% d'IS et 30% autres) qui bouffent 12,8% des revenus des entreprises touristiques qui, selon le président de la FNT, Othmane Cherif Alami, lors de la conférence de presse tenue hier à Casablanca, ne bénéficient pas de l'appui du secteur bancaire.
En 2007, le secteur a profité de 2,5% seulement des crédits accordés au secteur productif. Même les avantages et les incitations qui leur sont accordés sont estimés comme insuffisants aux yeux des professionnels. Ils se sont d'ailleurs, situés à 482 millions de dirhams en 2008. D'ailleurs, selon Cherif Alami, ils sont à réviser pour permettre aux investisseurs marocains de prendre le relais et permettre au Plan Azur d'aboutir. Un plan, qui ne pourrait arriver qu'à hauteur de 6% par rapport aux objectifs ambitieux tracés au départ en matière de capacité litière. La crise actuelle en est pour beaucoup. Pour 2009, les marchés émetteurs seront en retrait.
Le recul est estimé à 5% pour les marchés français et allemand, à 20% pour les marchés espagnol et italien et à 30% pour le marché britannique. Dans ce sillage, une étude est en cours sur les marchés émetteurs. Selon les professionnels, le budget alloué à la promotion devrait être revu à la hausse pour une meilleure commercialisation de la destination Maroc. Déjà au cours du mois de février, le nombre de nuitées enregistrées dans les établissements d'hébergement touristique classés affiche une baisse de -10%. Cette évolution est à mettre principalement à l'actif des non résidents (-11% par rapport à février 2008). Au cours de ce mois, les arrivées aux postes frontières ont enregistré une progression de +8% (-2% pour les touristes étrangers et +27% pour les MRE).
En ce mois de février, toutes les destinations touristiques ont affiché des résultats négatifs en termes de nuitées. Ainsi, à part Fès (+14%) et Meknès (+8%), les autres villes ont enregistré des baisses de leurs nuitées (-18% pour Marrakech, -1% pour Agadir, -4% pour Casablanca, -31% pour Ouarzazate, -11% pour Tanger et -18% pour Rabat). L'analyse par marché émetteur montre que la baisse des nuitées de ce mois de février est due aux résultats négatifs enregistrés par les principaux marchés émetteurs : la France (-9%), le Royaume-Uni (-31%), l'Allemagne (-2%), l'Espagne (-11%), l'Italie (-5%) et la Belgique (-17%). Les nuitées générées par le marché interne ont connu une légère baisse de -2%.
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