Tourisme marocain : Vision 2020 Posté le 23 juin 2009 à 15:46:15 WEST
Sujet: Tourisme
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 La crise mondiale est loin d'affecter la volonté commune des secteurs public et privé. En dépit des effets négatifs de la crise économique, qui frappe les principaux pays émetteurs, le tourisme marocain continue de donner la mesure de sa capacité d'absorber les chocs en enregistrant des réalisations positives et des chiffres encourageants et en affichant de grandes ambitions pour les années à venir.
Les 9èmes Assises nationales du tourisme, tenues vendredi dernier à Saïdia, ont bel et bien été l'occasion de démontrer, si besoin il y a, que le tourisme national est en bonne santé et que la crise mondiale est loin d'affecter la volonté commune des secteurs public et privé d'aller au bout de leurs engagements pour développer davantage l'industrie touristique nationale. «95% des engagements pris dans le cadre du partenariat public-privé lors des Assises de Tétouan ont été réalisés», ont tenu à souligner le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Mohamed Boussaid et le président de la Fédération nationale du tourisme (FNT), Othman Cherif Alami, lors de la 9e édition des Assises nationales du tourisme. «Maintenir la dynamique d'investissement touristique déclenchée par la Vision 2010 et la mobilisation de nos partenaires sont les défis majeurs que nous nous devons de relever pour la période 2009-2010» , a souligné M. Boussaid.
Depuis les premières Assises nationales du tourisme (Marrakech 2001) et grâce à la mobilisation créée autour de la Vision 2010, plus de 120 conventions d'investissement, conventions cadre et avenants ont été signés entre le gouvernement et près d'une centaine d'opérateurs nationaux et internationaux, selon des chiffres rendus publics lors des Assises de Saïdia. Ces investissements, qui s'élèvent à plus de 100 milliards de dirhams, permettront, à terme, la création de 165.000 lits hôteliers et 58.000 emplois directs. L'année 2009 a enregistré un montant d'investissement touristique conventionné de l'ordre de 11 milliards de dirhams, contre plus de 8 milliards en 2008. Ces investissements concernent la réalisation de 12.640 lits hôteliers et la création de 2.250 emplois. Tous ces chiffres montrent que le Maroc a su maintenir l'attractivité auprès des grandes enseignes hôtelières malgré la crise. De prestigieuses chaînes hôtelières comme Rafles, Iberostar, Marriott, Accor, Lucien Barrière, Louvre Hôtel, Four Seasons, Intercontinental, etc., ont ainsi ouvert leurs portes au Maroc en 2008 ou vont le faire courant 2009.
La cadence de création de lits hôteliers est un autre indicateur révélateur, qui a atteint au cours des dernières années 9.000 lits/an. Les professionnels estiment que cette cadence sera accélérée, au cours des quatre prochaines années, pour atteindre les 18.000 lits/an dans les hôtels classés. Ces résultats positifs ont été rendus possibles grâce à une forte implication des différents acteurs privés et publics dans les divers domaines liés au secteur, mais aussi à une stratégie volontariste qui tourne autour de quatre grands axes : dynamique commerciale, dynamique industrielle, dynamique financière et dynamique institutionnelle. Ces axes ont été déclinés en six grands chantiers à savoir la diversification du produit, la promotion/Marketing, l'aérien, la formation, l'environnement touristique et l'organisation institutionnelle. Le « Plan Azur», qui constitue le pilier central de cette stratégie en matière de développement du produit balnéaire, et dont la première station vient d'être inaugurée vendredi par S.M. le Roi Mohammed VI, représente une nouvelle démarche innovante visant l'édification de stations balnéaires intégrées de nouvelle génération.
Le succès de ce plan, qui porte aujourd'hui sur la réalisation de six stations au lieu de 4 prévues initialement, a créé une véritable dynamique dans le secteur entraînant la naissance de nouveaux projets, notamment à Oued Chbika dans la Région de Tan Tan et Cala Iris à Al Hoceima. Une autre station du plan Azur, Mazagan à El Jadida, verra le jour courant 2009 et deux autres, Lixus à Larache et Mogador à Essaouira, seront ouvertes l'année prochaine, ce qui ne manquera pas d'avoir des effets bénéfiques sur le développement et l'emploi dans ces régions. .
Par ailleurs, le département du Tourisme a mis en place le plan, «CAP 2009», pour anticiper les effets éventuels que pourrait avoir la crise internationale sur le tourisme national. Il prépare également la sortie de crise, à travers le maintien de l'attractivité du secteur et la consolidation des parts de marché au niveau des pays émetteurs traditionnels.
«CAP 2009» se décline en deux phases distinctes. La première porte sur le renforcement de la promotion et de la communication. Une enveloppe de 100 millions de dirhams a été allouée, à parts égales, par le secteur privé et le gouvernement pour réussir cette opération. La deuxième concerne des mesures conjoncturelles et structurelles supplémentaires. 300 millions de dirhams ont été consacrés au renforcement de la visibilité sur les marchés traditionnels, mais également sur les nouveaux relais de croissance (Russie, Pays de l'Est, Moyen- Orient, etc.), la dynamisation de l'aérien à travers des contrats de co-marketing et la mise en place d'un plan spécial Marrakech (40% de l'activité touristique nationale).
Vision 2020
Pour consolider et optimiser les acquis et maintenir la dynamique enclenchée par la Vison 2010 (hausse des arrivées de 7% en 2008 avec près de 8 millions de visiteurs), le Maroc a décidé de se doter d'une approche stratégique qui délivre une vision prospective du secteur touristique à l'horizon 2020, à travers la construction d'une offre solide, différenciée et diversifiée. «La Vision 2020 devrait consolider les acquis importants réalisés dans le cadre de la mise en oeuvre de la Vision 2010 dont elle aura tiré les enseignements nécessaires, après en avoir identifié les faiblesses et les insuffisances» , a souligné S.M. le Roi dans le message adressé aux participants aux 9es Assises nationales du tourisme.
Cette nouvelle vision, qui repose sur une approche ascendante, sera construite à partir des vocations touristiques territoriales et aboutira à des plans de développement touristique régionaux. Elle prendra également en considération l'état de la demande internationale et de la concurrence à horizon 2020 mais aussi des exigences d'un tourisme durable et responsable dans le but de préserver les ressources naturelles et patrimoniales nationales. Un comité de pilotage a été mis en place depuis le démarrage de l'étude relative à cette vision qui prépare la nouvelle politique touristique du pays.
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